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View Full Version : La martyre Fatima An-Najjar, la mère des fidayîn


Sister Harb
18-08-08, 12:53
[ 18/08/2008 - 00:07 ]

Palestine - CPI



Le peuple palestinien montre encore une fois qu’il ne baisse jamais les bras, face à l’oppression et la haine des occupants israéliens. Hommes et femmes participent à les combattre. Voici une mère qui se donne pour venger les hommes et les femmes, les petits et les vieillards tués par eux. Pour venger les maisons et les fermes rasées. Pour venger la patrie volée. C’est Fatima An-Najjar.

Naissance

Madame Fatima An-Najjar, à l’instar de toutes les femmes palestiniennes, vécut dans la douleur et la tristesse. Toute sa vie, elle aimait la liberté pour sa patrie : la Palestine. Elle vécut la catastrophe de 1948, l’année où les Palestiniens furent chassés de leurs terrains. Le temps laissa sur son visage des traces profondes.

Dans le village de Jabalia, elle habitait avec sept garçons et deux filles. Elle fréquentait la mosquée Al-Omari, de façon régulière. Fatima An-Najjar connaissait par cœur le saint Coran. Malgré son âge qui dépassait les soixante-dix ans, elle vivait les souffrances de ses semblables, jusqu’au jour où elle décida de faire exploser sa colère sur l’occupant.

Hadja Fatima An-Najjar, appelée Om Mohammed, dessina avec son sang un tableau de reconnaissance dédié (comme elle note dans son testament) à la résistance, aux martyrs, aux captifs, aux blessés, à Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, à Mohammed Al-Dayf, chef de brigades d’Al-Qassam.

Parcours

Om Mohammed eut un long parcours de résistante. Elle participa dans les activités de la Première Intifada, dans les années quatre-vingt. Sa maison était l’abri pour une vingtaine de combattants recherchés par l’occupant. Elle combattit les occupants israéliens voulant arrêter l’un d’eux. Sur le terrain, aux combattants, elle fournissait eau et nourriture. Je suis une révolutionnaire, disait-elle.

Pendant cette Première Intifada, elle continua ses actions à tel point que les forces israéliennes d'occupation ont démoli sa maison de deux étages et ont arrêté son fils pour l’emprisonner une dizaine d’années. Tout cela ne l’empêcha pas de continuer à emprunter le sentier du djihad qu’elle avait choisi.

Et lors de l’Intifada d’Al-Aqsa, Mme Fatima An-Najjar vit de ses propres yeux comment l’occupant israélien pratique avec sang-froid des massacres. Comment il détruit tout : l’homme, l’arbre et même la pierre. Elle pensait alors tout le temps à comment les venger.

Elle participait à toutes les actions de cette Intifada d’Al-Aqsa. Elle avait un rôle important dans la manifestation menée par les femmes du nord de Gaza pour libérer des moudjahidin encerclés dans la mosquée An-Nasr, dans le village de Beit Hanoun.

La martyre

Depuis longtemps, Fatima An-Najjar avait déposé auprès les brigades d’Al-Qassam une demande pour qu’elle fût acceptée comme une combattante martyre (kamikaze). Et depuis, elle n’arrêtait d’insister pour une participation dans une opération martyre.

A l’est de Jabalia, pendant une invasion israélienne, le moment vint enfin pour qu’elle se donne pour la patrie, pour la liberté. Le 23 novembre 2006, les forces israéliennes d'occupation avaient investi une maison. Madame Fatima An-Najjar frappa à la porte de cette maison. Cinq membres des forces spéciales israéliennes lui ouvrent la porte. A ce moment précis, elle fit exploser sa ceinture explosive. L’occupant israélien avoua la mort d’un soldat et la blessure de trois autres dans cette opération martyre.

Article paru sur le site des brigades d’Al-Qassam :
http://www.alqassam.ps/arabic/
Traduit et résumé par le CPI